espace kugler
art contemporain
19, avenue de la jonction - 1205 Genève
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Vibração das Cores


Sergio Augusto
Miriam Da Silva
Karla Gomes
Zaq Guimarães
Isabela Pot
Cleide Saito
Edgard Soares

Exposition du 29 janvier au 8 février 2026
Vernissage jeudi 29 janvier à 18h
Finissage dimanche 8 février de 14h à 18h
Ouvert les 30 et 31 janvier et le 1er février de 11h à 19h,
ainsi que les 6, 7 et 8 février 2026 de 14h à 18h
ESPACE KUGLER GALLERY
19, avenue de la Jonction – 1205 Genève – @espace_kugler

Présentatoin par Stéphanie Prizreni, commissaire de l'exposition

Sergio Augusto
Artiste plasticien
Né en 1966 à Caxias, au Brésil, Sergio Augusto vit et travaille aujourd’hui à Malmö, en Suède. Il se forme aux Beaux-Arts au Brésil, puis à Genève où il obtient un diplôme en peinture et dessin à l’ESBA, avant de poursuivre son parcours en Suède avec un master en art et design à la Konsthögskolan de Malmö. Ce cheminement international nourrit une pratique artistique ouverte, libre et profondément hybride.
Artiste intuitif, Sergio Augusto entretient depuis ses débuts un lien fort avec une énergie enfantine qu’il considère comme une source essentielle de création. Pour lui, l’art est à la fois un terrain de jeu, un outil de transformation et une forme de thérapie. Peinture, dessin, sculpture, installation, performance et musique s’entrelacent dans une pratique foisonnante, où l’expérience quotidienne se transforme en matière artistique.
Son univers pictural se déploie à travers une peinture naïve, narrative et intensément colorée, peuplée de personnages hybrides, d’animaux fantastiques et de scènes oniriques. Doté d’un sens aigu de la couleur et d’une écriture graphique instinctive, il compose des mondes imaginaires empreints de poésie, où une légère inquiétude vient parfois troubler l’apparente innocence des images, invitant à questionner la frontière entre réel et imaginaire.
Sergio Augusto a présenté son travail dans de nombreuses expositions personnelles et collectives en Europe et au Brésil. Parmi les plus marquantes figurent ses expositions personnelles à Röstånga Konsthall en Suède (Primitiv Naive, 2025), à Espace Kugler à Genève (Variations du langage, 2023), ainsi que sa participation à des événements internationaux tels que Art for the World au Benaki Museum à Athènes, la Biennale de l’Usine Kugler à Genève, ou encore Malmö Konsthall. Il est également très présent dans des festivals mêlant arts visuels, performance et musique.
Son travail invite le spectateur à renouer avec les sensations de l’enfance, l’imaginaire et une perception plus libre du monde, où l’art devient une expérience sensible, joyeuse et profondément humaine.

Miriam Da Silva
Artiste plasticienne
Née à São Paulo en 1964, Miriam Da Silva développe très tôt une sensibilité artistique nourrie à la fois par les arts visuels et la musique. Formée à la Faculté des Beaux-Arts de São Paulo, où elle obtient une licence en arts plastiques en 1986, elle enseigne ensuite l’éducation artistique dans des écoles publiques de l’État de São Paulo. Parallèlement, elle étudie la musique, le piano classique et le chant choral, une pratique musicale exigeante qui marque durablement son rapport à la création.
Arrivée à Genève en 1989, elle s’immerge dans un environnement culturel pluriel et poursuit sa formation en langue française, graphisme et arts visuels, tout en voyageant intensément à travers l’Europe. Un séjour déterminant à Rome, au début des années 1990, lui permet d’approfondir la peinture à l’huile et la tempera selon les techniques de la Renaissance, une expérience qui transforme profondément sa manière de travailler la matière, la lumière et la couleur.
De retour en Suisse, elle développe un langage pictural personnel où la musique devient le fil conducteur de toute sa pratique artistique. Ombre et lumière, rythme, répétition et variation structurent ses peintures, dessins, gravures et sculptures. Son travail explore une synergie constante entre le son et la couleur, la musique devenant une source directe de composition visuelle : Miriam Da Silva « voit les couleurs » en écoutant la musique, et construit ses œuvres comme des partitions plastiques.
Elle poursuit sa formation à Genève, où elle obtient un diplôme de perfectionnement en arts plastiques à la Haute École d’Art et de Design en 1998, puis un master de recherche en arts plastiques à l’Université Paris I – Sorbonne en 2008, autour du thème Rythme et mouvement continu. Son travail évolue alors vers de nouvelles expérimentations matérielles, intégrant bois, miroir, surfaces réfléchissantes et techniques mixtes.
Artiste engagée dans la transmission, Miriam Da Silva enseigne également les arts visuels dans les écoles publiques et privées du canton de Genève. Son œuvre, présentée lors de nombreuses expositions en Suisse et en Europe, se distingue par une recherche sensible et profonde, où la peinture devient un espace de dialogue entre perception sonore, mémoire, rythme et émotion.

Karla Gomes
Née à Rio de Janeiro, Karla Gomes vit et travaille à Genève depuis plus de vingt ans. C’est durant la période de la pandémie qu’elle découvre la peinture comme un véritable espace de liberté et d’expression personnelle. Cette révélation marque un tournant décisif dans son parcours artistique et ouvre une nouvelle étape de création.
Sa peinture se distingue par une palette de couleurs vives et lumineuses, porteuses d’énergie et de joie, associée à des formes géométriques structurées et à des spirales récurrentes, qui introduisent mouvement, profondeur et rythme dans la composition. Cercles, arcs, lignes et aplats colorés dialoguent dans des constructions à la fois dynamiques et équilibrées, invitant le regard à circuler librement dans l’espace pictural.
Son univers visuel évoque une recherche intuitive de l’harmonie entre formes et couleurs, dans une approche résolument abstraite et contemporaine. Les spirales, motif central de son travail, apparaissent comme des symboles de transformation, de continuité et d’élan vital. Cette sensibilité chromatique et formelle fait écho à l’héritage de l’abstraction moderne, notamment à l’œuvre de Kandinsky, dont elle revendique l’influence.
Pour Karla Gomes, la peinture est avant tout un processus de découverte et de croissance, un chemin intérieur nourri par l’expérimentation et l’imagination. Aujourd’hui, elle souhaite partager son travail avec un public plus large et poursuivre le développement de son langage pictural, dans une démarche sincère, joyeuse et profondément habitée.

ZAQ GUIMARAES

Après une formation dans le domaine du cinéma, je pratique toujours davantage la peinture et m’attache actuellement à des représentations des micro-organismes qui vivent en chacun de nous. 
Mon inspiration trouve son origine dans les multiples examens médicaux auxquels j’ai moi-même dû me soumettre depuis des années. Mon travail s’appuie sur les images fascinantes que ces examens produisent souvent à partir des virus ou des bactéries qui logent dans nos corps. Les constellations cellulaires que je propose constituent ainsi une réinterprétation picturale des cellules qui nous composent. 

Né le 4 avril 1963 au Brésil, Zaq Guimaraes est plasticien et vidéaste. Il effectue sa scolarité à Nova Friburgo (Rio de Janeiro, Brésil) puis rejoint la Suisse et poursuit sa formation à l’ESAV École Supérieure d’Arts Visuels (Actuellement la HEAD) en section cinéma jusqu’en 2003. Il obtient de fait son diplôme ainsi que le prix FCAC (Fond Cantonal d’Art Contemporain) pour le film documentaire Constats.
De nature autodidacte, Zaq Guimaraes pratique aussi la peinture. Les Constellations cellulaires qu’il propose reflètent un travail partant d’imageries et d’investigations médicales auxquelles se lient une multiplicité de techniques : collage, tampon, pigments, aquarelle encre de Chine permettant au spectateur de passer du micro au macro dans une réinterprétation picturale des cellules qui nous composent. Vidéaste, Zaq Guimaraes est cofondateur de la société de captation audiovisuelle Videocraft avec laquelle il couvre pendant 8 ans le festival de la Bâtie. A Genève au théâtre, il réalise les captations et teaser de metteurs en scènes tels qu’Eric Salama, Frédéric Pollier, Anne Bisang, Latifa Djerbi, Silvia Barreiros, Philippe Macasdar, ainsi que des nombreuses collaborations avec des danseurs et performeurs dans la création d’images.

Isabela Plot est une artiste mosaïste d’origine brésilienne, autodidacte et passionnée par la couleur. Depuis plus de vingt-cinq ans, elle explore la mosaïque comme un langage sensible et intuitif, tout en transmettant cet art millénaire à travers l’enseignement. À travers ses cours, elle accompagne des publics très divers dans le développement de leur créativité, convaincue du pouvoir apaisant et transformateur de la pratique artistique au quotidien.
Son travail s’inscrit dans une démarche d’expérimentation libre, où la composition se construit sans préméditation, guidée par l’instinct, le rythme et l’instant. La mosaïque devient pour elle un espace de réponse sensible aux sollicitations intérieures comme extérieures, laissant émerger formes, couleurs et matières dans un dialogue spontané.
Parallèlement à sa pratique artistique, Isabela Plot a mené plusieurs projets collectifs et participatifs, notamment le projet intergénérationnel « La Mosaïque pour rassembler » à Genthod, aboutissant à la création de deux triptyques installés dans des bâtiments publics (Centre communal et restaurant scolaire). Elle a également participé à plusieurs expositions collectives, et son travail a fait l’objet d’une parution dans La Tribune de Genève.
Ses œuvres, réalisées principalement en verre, se caractérisent par une grande richesse chromatique et une attention particulière portée à la lumière, à la transparence et au mouvement, invitant le regard à une expérience à la fois joyeuse et méditative.

Cleide Saito
Artiste plasticienne
Pour Cleide Saito, la peinture est un élan spontané et instinctif, guidé par la liberté du geste et le plaisir de la couleur. Diplômée de la Faculté d’arts plastiques de Guarulhos (São Paulo) en 1985, elle développe très tôt une sensibilité nourrie par une double culture : l’expressivité solaire héritée de son père brésilien et la sobriété de l’encre de Chine, issue de la tradition japonaise de sa mère. De cette rencontre naît une peinture intuitive, rythmée et profondément vivante.
Son inspiration s’affirme au contact du Nord-Est du Brésil, dont la richesse humaine, la vitalité et la joie marquent durablement son regard. Installée à Yverdon-les-Bains depuis le milieu des années 1990, elle y expose rapidement et commence à faire reconnaître son univers pictural. Depuis lors, son travail est présenté régulièrement en Suisse et à l’international, notamment lors d’expositions personnelles à Yverdon-les-Bains et Genève, ainsi que dans des foires et événements d’art contemporain tels que Art-Fair au Palais de Beaulieu à LausanneMontreux Art Gallery, ou encore Kunstsupermarkt à Soleure.
Elle participe également à de nombreuses expositions collectives et projets artistiques, parmi lesquels la 7ᵉ Biennale des artistes à l’Usine Kugler à GenèveLes Orixas à La Louvière à Presinge, ainsi que des expositions en France, au Japon, aux Pays-Bas, en Espagne et au Brésil. Certaines de ses installations, comme Assemblée générale des animaux, ont été présentées dans l’espace public, renforçant le lien entre son travail et le vivant.
Son univers pictural se déploie comme un microcosme poétique et ludique, peuplé de formes mouvantes, d’êtres imaginaires et de couleurs vibrantes. Oscillant entre figuration et abstraction, ses œuvres ouvrent des récits sensibles et invitent le spectateur à renouer avec l’enfance, l’imaginaire et l’émerveillement, dans une célébration instinctive et profondément humaine du monde.

Edgard Soares
Artiste plasticien
Né à São Paulo en 1965, Edgard Soares vit et travaille à Genève. Formé aux Beaux-Arts au Brésil, puis à Genève et Lausanne, il développe depuis les années 1990 une pratique singulière mêlant sculpture, installation et détournement d’objets du quotidien. Depuis 1996, sa collaboration étroite avec Carmen Perrin marque durablement son rapport à l’espace, au volume et à la mise en situation des œuvres. Il est représenté par la Galerie Fahid Taghavi depuis 2012.
Son travail se caractérise par une approche ludique, poétique et critique, nourrie d’humour, de jeux de mots et de décalages surréalistes. À partir d’objets familiers — figurines, chaussures, boîtes, mécanismes, images populaires — il compose des œuvres narratives qui interrogent le langage, la perception et les conventions sociales. Les animaux, et particulièrement le chien, occupent une place centrale dans son œuvre, tout comme les notions de contraste, de dualité et de renversement du sens.
Ses œuvres ont été présentées dans de nombreuses expositions personnelles et collectives, notamment à la Galerie Andata/Ritorno à Genève (Bazar à mouches), à Halle Nord, à Espace L, au Musée Rath, ainsi qu’à l’Usine Kugler, où son travail dialogue régulièrement avec l’espace et le public. Par une esthétique accessible et une grande liberté formelle, Edgard Soares propose un regard décalé sur le réel, oscillant entre légèreté apparente et réflexion profonde sur l’existence.